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Marchés de Noël en Alsace
Décembre 2001

Le film.
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Vendredi en cristal de Bacamping-carat.

Nuit courte, course matinale dans le brouillard vers d’autres amis, il nous « faut voir » le résultat de la restauration d’une traction avant, travail de plusieurs années de l’ami François...
Et re-course matinale pour rejoindre le groupe à Bacamping-carat... la pluie est drue, incessante depuis hier soir... la longue file de camping-cars alignée sur la grande place que nous avons vue si souvent déserte. C’est aussi jour de marché, les stands s’alignent le long de la rivière, les camping-cars le long de la rue... .logique non ? Je vise une place ouverte vers la rivière... « tu vas pas encore faire bande à part ! »... Bon, eh bien se sera le creux entre 2 camping-cars... Ca va comme ça ?

Salut Gaby, salut tout le monde ! « Vous savez que vous avez loupé la réception par la municipalité ! » ... et zut, on peut pas être partout ! Allez raconte...

C’est l’office du tourisme qui a réagi lorsqu’il nous on vu arriver hier soir. Ils nous ont proposé d’organiser un pot d’accueil... eux, ils ont fait ouvrir la salle de réception et nous avons fait les courses... c’était super ! Petit mot d’un édile, remerciements... jamais encore ils n’avaient vu autant de camping-cars à Bacamping-carat... La borne de service est en bonne voie, on leur a donné quelques conseils, à rendre jaloux nos copains du Club Est !

La pluie tombe drue... ah, je l’ai déjà dit ... .excusez moi ! « Vous savez que vous avez pris sa place ? »... la question me tombe dessus comme un missile... effectivement un camping-car est planté devant le Fleurette, je comprends vite que je m’étais glissé ici sans savoir que les places était « prises ». «Ah ! et il l’a payée combien la place ? ». j’aurais peut être pas dû demander ça, c’est peut être pas bien dans un club !
Comme de toute façon on bougera tous ensemble, ça ne me gène pas que celui que j’ai lésé reste devant le Fleurette... .alors on en reste là. Mais voilà t’il pas que Christiane m’explique que sachant que j’arriverais en retard ils m’avaient repéré une place. Je retourne donc chercher le Fleurette et libérer la place réservée... « Excusez-moi je ne savais pas que j’avais une place attribuée ! »... « Parce qu’en plus vous avez une place privilégiée ! »
Ma qué, ma qué, que c’est dur de contenter tout le monde... comment il fait Gaby ?

Objectif du jour, le musée du cristal... de Bacamping-carat bien sûr, avec un « B » marque de prestige.

Les parapluies inondent le hall d’accueil, un groupe à gauche, un groupe à droite...
la salle vidéo est trop petite, alors chacun son tour. Vidéo de talent, voyons, voyons, marque d’excellence oblige, on n’est pas à la Maison de la dentelle ! Le travail du cristal en quelques minutes super léchées... ouverture féerique à une découverte « de-visu » d’un atelier en activité. Eh bien non ! Ici on ne visite pas, on ne montre pas comment le talent se traduit en prix astronomiques. On donne de bons conseils pour différencier le vrai du faux dans les magasins de la place, on titille la cellule cervicale qui gouverne le porte-monnaie, mais on ne verra pas les talentueux artistes au travail. Tant pis, nous éviterons les vitrines qui vous agressent de leurs gammes de prix... nous irons plutôt musarder vers la vitrine sommaire du souffleur de verre qui tente de donner un peu de vie à cette aridité commerciale...
Allez j’arrête de médire ! Le marché se termine sous la pluie drue... oui on sait !

Direction Wangenbourg

Là-bas dans les montagnes. Gaby nous propose de prendre de l’avance pour préparer l’arrivée du groupe, car le placement sur le terrain de sport sera une sacrée expérience de minutie. La route sous la pluie drue... encore... est agrémentée des couleurs d’un automne qui n’a pas encore vidé les arbres de leurs feuillages.

On se plait à remplacer la brume par le soleil... c’est beau !

La salle des fêtes et le terrain de basket, notre lieu de résidence pour 2 jours, sont solitaires, et d’un seul coup les voici vibrants de nos soubresauts de diesel...
Le temps de grignoter une grillade que déjà les échappés du peloton arrivent..
Gaby enfourche sa tenue de placeur, comme dans les grands ferry, c’est ici et pas ailleurs. La place est comptée. De toute façon si le bateau coule on coule tous ensemble !
Entre 2 équipages Gaby nous sort la surprise du matin : un CD, souvenir du passage à Bacamping-carat, réalisé ce matin par notre amie de l’office du tourisme de Bacamping-carat... photos d’hier soir, de la réception... de l’amitié. Allez va... oubliez tout ce que j’ai dit sur la visite du Musée... c’était pour rire !

Le terrain de basket est presque rempli, les prises de courant pas encore tirées. Le technicien du village nous expliquait tout à l’heure que cette nuit les chalets qui vont dimanche accueillir le marché de Noël ont été quelque peu bousculés par... . « des jeunes »... Vous les comprenez vous les gens de la ville, ces jeunes qui viennent jusqu’ici passer leurs humeurs ?

Les coffres chargés de branches de sapin, les villageoises envahissent la salle des fêtes. Opération couronnes tressées piquées de bougies... des volontaires camping-caristes, un tout petit peu poussés dans leur bénévolat, vont leur prêter main forte. CCCpointCentre en action, cela va t’il plus vite ? Allez pensons le, le geste est si agréable ! la nuit tombe de plus en plus vite, la pluie tombe de plus en plus ... drue.

Dans les bourrasques, Gaby forme la dizaine d’équipages qui, embarquant le gros de la troupe, constituera la procession de visite des « Fenêtres de l’Avent » . Bon, il est temps de faire un peu de pédagogie.

Ici nous entrons dans le monde magique, certains diront commercial, faisons avec... des fêtes de Noël. Déjà, en ces derniers jours de novembre, l’ambiance exceptionnelle est en place dans les rues battues de pluie de la bourgade « suisse-alsacienne ». Depuis quelques années la station s’est réinventée une fête. « Les Fenêtres de l’Avent » c’est sa façon de célébrer cette période d’avant Noël. La coutume vient de Suisse, pas étonnant ici nous sommes en Suisse d’Alsace, mais le scénario est revisité par les rites de cette région attachante.

Avec Aurore, notre hôtesse de l’office du tourisme, nous allons suivre les circuits des fenêtres décorées. Les camping-cars s’élancent dans une longue chenille processionnaire tous phares éclairés. Aurore à la CB décrit l’aventure. Depuis une dizaine d’années les villageois décorent leurs fenêtres de motifs symboliques. Imagerie de Noël, ombres chinoises minutieuses, guirlandes étincelantes, crèches posées dans les jardins, l’imagination de toute une année explose tous les jours dès le soleil disparu. Les maisons deviennent cadres d’artistes, écrins de sensations, tableau irréel d’un conte réel. Les talents signent dans la nuit des décors théâtraux, des fenêtres de lumières. Notre chenille lumineuse glisse dans les ruelles, là où jamais, de jour, un camping-car ne se serait aventuré. Les cellules frisent les murs, les croisements se négocient avec moult précautions... les guirlandes se mirent dans nos vitres dégoulinantes, multipliant les effets à l’infini. Et lorsque la colonne émerveillée retrouve la terre ferme, dans la salle des associations culturelles, le vin chaud réveille les papilles, les bredeles craquouilllent sous la dent, l’accueil des autorités s’imbibe d’une rare convivialité. Petit mot d’accueil de Robert Rolling, président de l’OT, traditionnel triple ban du CCCpointC... la magie est quotidienne, pour un peu on reviendrait demain... .demain, ah demain !

En attendant, ce soir, repas hors sac dans la salle des fêtes. Occasion de mélanger les tranches de saucisson, de mixer les salades, d’échanger les vertus des fromages. Dans la mezzanine du dessus, où je suis monté pour la photo de groupe, les conscrits de Wangenbourg version 1984 mettent en sachets les bredeles qu’ils vendront dimanche au marché. « M’sieur, combien on peut les vendre ? »... La sirène de Gaby trace les grands axes des prochains jours d’aventure. Demain , dimanche, lundi... allez à chaque jour suffit sa peine !

Samedi... fenêtres à Wangenbourg. (suite)

Les oiseaux de la forêt ne nous ont pas réveillés... c’est bien tard que l’on s’évacue de la couette. Déjà le ballet des seaux de vidange est commencé... le débrouillard du jour a repéré « le » robinet, « la » bouche d’évacuation... mais la seule poubelle de la salle des fêtes est déjà pleine à craquer et déverse sur les côtés les sacs en trop plein... ». Allo, messieurs de l’OT ... ici Gaby Rambault... pourrait-on avoir une poubelle plus importante... Organiser c’est tout prévoir ! par exemple trouver des prises électriques pour vernir en aide aux batteries défaillantes. En quelques minutes nous voici transformés en manouches, le commando du CCCCentre découvre les quelques rares prises non condamnées dans la salle des fêtes matinalement déserte... les dévidoirs s’éclatent sur l’asphalte pluvieux du terrain, les gros fils s’étalent tel des ondulations de chauffage au sol... « Pas de chauffage électrique sinon ça tiendra pas le coup ! »... ça y est Gaby a poussé son coup de gueule !

9h30... quoi déjà !... c’est pas une vie de corse. Départ de l’atelier de décorations des fenêtres de l’avent... où l’on retrouve Monsieur le Président de l’OT, blue-jean du samedi, son second Maxime, et Aurore toute pédagogie éveillée pour nous donner la... bonne méthode. Ouaih... ça paraît simple vu d’en bas... .essayez donc de les tracer, de les découper dans le bon sens les mythiques dessins de Noël, même si vous avez acheté avant de venir l’inévitable brochure made-in-walt-disney, vous voici confronté aux pièges des raisonnements en creux alors que votre cerveau droit est habitué aux réflexions en relief. Au secours m’sieur de l’OT !

Il en est des talents comme des drogues, ils se révèlent alors que l’on s’en croit protégés.
Les petites mains artistes dessinent, tracent, gomment, retracent... découpent, cut et recut... dans un bruissement papier cristal. Les bonhommes, les sapins blancs, les bougies multicolores se plaquent sur les feuilles de papier noir.
Les vides dans le fond noir se masquent de cristal, les fenêtres prennent forme...

Autres artistes, autre ballet « vidons en chœur nos cassettes »... La plaque du tout à l’égout à été découverte dans un angle de la salle des fêtes... La noria sponsorisée Tehtfort nous occupera une partie de l’après-midi.

Sylvie et Philou nos amis de Nancy nous ont rejoint... Pendant que Suzy rejoint le petit groupe des volontaires pour l’opération pâté sur canapés, nous allons au village revoir la galerie des fenêtre décorées. Au dernier étage, le plus près du ciel, du centre culturel une conteuse fait vibrer le public à l’évocation de ces récits colorés ressurgis des traditions... .

Au rez-de-chaussée, au plus près de la terre, le vin chaud infuse en attendant les visiteurs. Nous rencontrons là quelques bénévoles qui, chaque soir, viennent proposer aux visiteurs des fenêtres un petit verre et quelques bredeles pour clore un des circuits magiques dans les rues illuminées. Entre deux petits verres nous en apprenons beaucoup sur la vie du village, ses espoirs de renaissance, sa passion annuelle pour cette période des fenêtres qui ravive les rencontres calendaires d’antan.

A la salle des fêtes les artistes ont terminé leurs œuvres, lorsque nous rentrons du village, les camping-cars ont pris des couleurs. Les vitraux de papier cristal s’accrochent aux fenêtres des camping-cars ébahis par tant de sollicitude. Robert Rolling distribue les petits papiers de vote... les artistes compétiteurs se transforment en juges... Aurore n’est pas là, dommage, pour nous commenter le circuit des camping-cars de l’avent !

Soirée choucroute ce soir... apéroclub, petits discours d’usage, merci encore Robert Rolling pour cet accueil merveilleux au chaud de votre village... palmarès des décorations de camping-cars.

Les gagnants sont... Monique, Rolland-Janine et au top Nicole qui d’une seule main a réalisé son chef d’œuvre. D’une main... vous vous souvenez notre accidentée de Mirecourt !

La grande salle est déjà prête pour le repas campagnard de demain... nous en occuperons un gros tiers. Les terrines de choucroute, préparées par les villageois, s’alignent sur les tables, la file se forme au robinet à bière... ah ces robinets ! C’est aussi Wangenbourg.
On promet du beau temps pour demain !

Dimanche... fenêtres à Wangenbourg. (suite)

Un clin de soleil se glisse dans le lanterneau... debout là-dedans !
Déjà quelques toutous promènent leurs maîtres. Dites, expliquez moi pourquoi des camping-caristes épris de liberté tiennent leurs chiens laisse ? Une nième fois j’explique ma théorie... « Avez vous vu une seule fois un chien en liberté agressif ?. La première chose que tente de faire un chien tenu en laisse c’est de s’échapper dès que s’offre une faille dans le processus de domination du maître... » Daky est toujours en liberté, sauf bien sûr lorsqu’un peu trop de circulation devient danger... en voici de la belle théorie pour un si beau dimanche matin ! Arrêtons là et faisons le plein d’eau ! Un du groupe a déroulé son tuyau plat et tout le monde en profite. Les ponctions électriques ont été déconnectées dans la nuit, le disjoncteur n’en pouvait plus. Un camping-car fait tourner son moteur dans le petit matin, la fumée gazole rejoint les vapeurs des chauffages... ça gaze !

Sur la petite place de la salle des fêtes les artisans prennent possession des petits chalets de bois, les décors de Noël s’accrochent en brillant dans des flashs de soleil inespérés.
Dans la grande salle, les tables se chargent d’une multitude d’objets des artist’sans locaux.

Venu des confins du territoire un commando installe le campement de l’expédition « Camping-Car-Club-Centre »... Sa bannière flotte maintenant au dessus du territoire occupé. Une multitude d’albums apporte de la documentation aux voyageurs potentiels, suscite les échanges entre expéditionnaires de tous les continents. Un diaporama présenté sur l’écran d’un ordinateur portable, retrace les premières étapes de l’expédition « Les Marchés de Noël du CCCpointC »... Et ça marche... les prétendants aux expéditions lointaines se bousculent pour accéder aux documents. Sylvie dans un coin de comptoir ouvre son cabinet de consultation à l’enseigne « Ici on vous parle Turquie ». Les pistes de Merdouza se croisent avec celles du Nemrut-Dag aux environs de Houston, les oasis de Pétra et d’Helsinki mélangent leurs eaux, les voies de St-Petersbourg restent impénétrables, même Thellier, le grand spécialiste, semble avoir des difficultés à atteindre la destination mythique du voyage de groupe ! Je distribue sur disquette notre récit « Rencontres turques » et la « Turquie de l’est » de Sylvie... si vous les voulez en images c’est sur http://campingcar.enliberte.free.fr, !
La foule des fidèles commence à converger vers Wangenbourg. C’est un des premiers marchés de l’année et l’un des plus courus... le terrain de sports attenant se pique des véhicules envahisseurs. Le soleil est de la partie et c’est lui qui alimente les guirlandes.

Une atmosphère campagnarde suinte entre les chalets, les odeurs de gaufre surchargent déjà celle des pins. Le saucisson des Vosges mêle son fumet au senteurs des fromages d’Alsace sous le regard marbré du pâté lorrain. L’air fleure le vin chaud et le pain d’épice.
Sur les étals, les poteries bleues de Soufflenheim font bon ménage avec les pots de grès au sel de Betschorf.

On en verra des marchés pendant cette semaine... mais ces images de Wangenbourg sont notre premier ravissement, une certaine façon de toucher « le vrai de vrai » avant d’aborder la grande kermesse marketinisée de Strasbourg.

La foule des fidèles... s’amplifie, ils viennent de très loin nous explique Robert Rolling, beaucoup de Strasbourg, et comme on les comprend... cette année on a dû refuser 60 exposants... cet après midi on attend des milliers de visiteurs. Certains viennent de Bruxelles ; ce soir on attend 8 cars ! Les artisans, les stands des bénévoles sont pris d’assaut... Le poste avancé du CCCpointC est pris d’assaut, heureusement le commandant Gaby veille au grain et le protège d’une capitulation... Gaby, tu devrais pas lâcher Christiane toute seule dans le bazar, elle ne pourra résister aux lobyings, et tu vas te retrouver avec un collier de plus dans la boîte à bijoux !

L’odeur envoûtante de la soupe aux pois se répand soudain dans les travées de tables. Signal est donné au rendez-vous annuel des familles. Une assiette ras bord, un knack enmoutardé, une bière mousseuse débordante sur les nappes sponsorisées... « C’est mieux que l’an dernier » « Ah tu crois... c’est vrai, y a plus de monde »« t’as vu les caravanes, viennent de loin pour ici... non de diou ! ».

Aurore nous a averti, pas question de sortir avec les camping-cars, la route sera bouchée. Sylvie et Philou doivent pourtant rentrer sur Nancy « ils travaillent eux, pour gagner notre retraite ! » et nous, nous quittons le groupe, une fois de plus, pour une soirée en famille à Strasbourg. Sur le coup de quinze heures on tente la sortie, tous phares allumés, sous les regards interloqués des arrivants qui ont bien du mal à comprendre ce que ces étrangers viennent bouchonner ici. Une voiture un peu écartée de la ligne de bas coté, nous rétréci le passage à l’impossible... on va quérir le proprio qui la dégage dans un petit spectacle non prévu . Plus haut dans la longue file des voitures alignées sur les bas cotés on se fraie le passage en voie unique... une voiture arrive en face, et c’est à qui reculera ! Petites histoires à raconter, le soir à la veillée !

Planche contact.
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